Un pays entre deux chaises attablé entre l’Europe et l’Asie se devait de détenir des cartes tout terrain. Géographie oblige ce carrefour ne peut que percuter l’attention. Les batailles invisibles se font rage, assoiffées d’un pouvoir byzantin passé et de l’espoir récolté par un peuple de travail et d’abondance. Le cadre du jeu ainsi défini, les couleurs telles un langage, animeront la partie.
Face à face les adversaires s’observent d’une rive à l’autre comme séparés par un Bosphore apaisé. Le lit de cette mer gelée est désormais le lieu éclairé de l’action. Le mélange savant a commencé faisant battre les figures, les chiffres et les cœurs. Nul doute que la distribution à l’aveugle apportera son lot de surprise et de déception. Quatre par quatre le sort en est jeté. Mais l’équité est la règle et inutile de préciser qu’aucun vol du départ ne peut être toléré. Les cartes toutes retournées n’attendent que le signal pour révéler leur vérité. Donne en main les pacifistes belligérants se jaugent avant tout calcul. Les cartes au tapis se retournent. La stratégie du chiffre reprend ces droits, sommer les cartes pour tenter de contrer son paire… Attention, tout est question d’équilibre, peser les objectifs et compter, toujours compter au risque de laisser à terre une tour prenable. Composé d’un chiffre sous dizaine ou d’un portrait royal, le bon point à l’abandon pourra générer un score multiplicateur redoutable si son camarade de cordée est en possession de la partie adverse. Rien n’est perdu pour autant si certains atouts ne se détournent pas de votre route. Ainsi valets, as, deux de trèfles ou dix de carreaux sont autant de bons génies susceptibles de sauver votre navire…
Tout est vrai, comme dans la vie, rien n’est jamais perdu ou tout à fait « cuit ». Ce jeu est à l’image des bonnes pasta italiennes « al dente », et à pour nom, cela ne s’invente pas, « Pastra ».
jeudi 25 septembre 2008
mercredi 24 septembre 2008
Né d’un marronnier à fleurs doubles
Tout s’use et c’est la simple image du cheveu qui m’y fait penser. Une chose est sûre ce ne sont pas celles qui entretiennent le secret espoir d’approximer la longueur de toison d’une « boucle d’or » qui me contrediront. Silence ça pousse, nous siffleront-elles lorsque l’ombre tranchante des ciseaux tentera d’étouffer la croissance ad vitam de leurs fibres inertes. Le dédoublement est inévitable et la sanction indétournable. Diabolique peine quand on y repense ! La fourche maladroite a dénaturé le propos et une correction s’impose pour revenir à un meilleur équilibre pense-t-on. C’est donc ça, la divergence n’a qu’un temps et l’unité retrouvée valide un retour à meilleure santé.
Je tourne autours du pot c’est vrai. Ma parabole satellitaire est un prétexte à l’expression de ma perception d’une caractéristique essentielle de notre société. A la manière d’un mineur je remonte le filon seul moyen sûr d’accéder au chemin commun au bout duquel convergent les secrets d’une vie.
Dualité de naissance ? Rien n’est plus vrai. Unicellulaire d’origine si l’on considère la création post fécondation et pré-mitose. Quasi instantanément l’unité est rompue au profit d’une duplication sans fin. La méiose cellulaire en route, l’escalier d’acides aminés n’aura de cesse de se diviser pour palier le vide hélicoïdal laissé. Mécanisme reproductif non choisi, ce mouvement duplicateur laisse songeur. Pour être un, il faut être une multitude et plus encore, jusqu’à ce que le mouvant invisible qui nous agite s’immobilise ad aeternam.
Nos univers du quotidien se chevauchent mais ne se rencontrent presque jamais, séparés par des verres polies, dépolies, sans teints ou miroirs. Nos trajectoires suivent toutes des lignes parallèles attirées par deux pôles complémentaires qui nous laissent à rêver une marge de manœuvre, une personnalisation du chemin. En vérité, une fois l’équateur franchi le mouvement devient irréversible et l’attraction fatale. Nous convergeons vers nos horizons qui ne s’opposent pas mais qui nous rassemblent, tous doués d’ibiquité, comme pour servir un dessein commun.
Notre « ère » gonfle les voiles de notre galère, bien engagée contre toute attente, dans l’allée des marronniers à fleurs doubles.
Je tourne autours du pot c’est vrai. Ma parabole satellitaire est un prétexte à l’expression de ma perception d’une caractéristique essentielle de notre société. A la manière d’un mineur je remonte le filon seul moyen sûr d’accéder au chemin commun au bout duquel convergent les secrets d’une vie.
Dualité de naissance ? Rien n’est plus vrai. Unicellulaire d’origine si l’on considère la création post fécondation et pré-mitose. Quasi instantanément l’unité est rompue au profit d’une duplication sans fin. La méiose cellulaire en route, l’escalier d’acides aminés n’aura de cesse de se diviser pour palier le vide hélicoïdal laissé. Mécanisme reproductif non choisi, ce mouvement duplicateur laisse songeur. Pour être un, il faut être une multitude et plus encore, jusqu’à ce que le mouvant invisible qui nous agite s’immobilise ad aeternam.
Nos univers du quotidien se chevauchent mais ne se rencontrent presque jamais, séparés par des verres polies, dépolies, sans teints ou miroirs. Nos trajectoires suivent toutes des lignes parallèles attirées par deux pôles complémentaires qui nous laissent à rêver une marge de manœuvre, une personnalisation du chemin. En vérité, une fois l’équateur franchi le mouvement devient irréversible et l’attraction fatale. Nous convergeons vers nos horizons qui ne s’opposent pas mais qui nous rassemblent, tous doués d’ibiquité, comme pour servir un dessein commun.
Notre « ère » gonfle les voiles de notre galère, bien engagée contre toute attente, dans l’allée des marronniers à fleurs doubles.
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