Tout s’use et c’est la simple image du cheveu qui m’y fait penser. Une chose est sûre ce ne sont pas celles qui entretiennent le secret espoir d’approximer la longueur de toison d’une « boucle d’or » qui me contrediront. Silence ça pousse, nous siffleront-elles lorsque l’ombre tranchante des ciseaux tentera d’étouffer la croissance ad vitam de leurs fibres inertes. Le dédoublement est inévitable et la sanction indétournable. Diabolique peine quand on y repense ! La fourche maladroite a dénaturé le propos et une correction s’impose pour revenir à un meilleur équilibre pense-t-on. C’est donc ça, la divergence n’a qu’un temps et l’unité retrouvée valide un retour à meilleure santé.
Je tourne autours du pot c’est vrai. Ma parabole satellitaire est un prétexte à l’expression de ma perception d’une caractéristique essentielle de notre société. A la manière d’un mineur je remonte le filon seul moyen sûr d’accéder au chemin commun au bout duquel convergent les secrets d’une vie.
Dualité de naissance ? Rien n’est plus vrai. Unicellulaire d’origine si l’on considère la création post fécondation et pré-mitose. Quasi instantanément l’unité est rompue au profit d’une duplication sans fin. La méiose cellulaire en route, l’escalier d’acides aminés n’aura de cesse de se diviser pour palier le vide hélicoïdal laissé. Mécanisme reproductif non choisi, ce mouvement duplicateur laisse songeur. Pour être un, il faut être une multitude et plus encore, jusqu’à ce que le mouvant invisible qui nous agite s’immobilise ad aeternam.
Nos univers du quotidien se chevauchent mais ne se rencontrent presque jamais, séparés par des verres polies, dépolies, sans teints ou miroirs. Nos trajectoires suivent toutes des lignes parallèles attirées par deux pôles complémentaires qui nous laissent à rêver une marge de manœuvre, une personnalisation du chemin. En vérité, une fois l’équateur franchi le mouvement devient irréversible et l’attraction fatale. Nous convergeons vers nos horizons qui ne s’opposent pas mais qui nous rassemblent, tous doués d’ibiquité, comme pour servir un dessein commun.
Notre « ère » gonfle les voiles de notre galère, bien engagée contre toute attente, dans l’allée des marronniers à fleurs doubles.
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