Le vent de Martinique a chuchoté à mon oreille. Je ne parle pas là d’une histoire de celle que l’on conte une fois retourné de contrés lointaines et faite de poussières de soleil et de sable brillant. Il s’agirait plutôt d’un souffle, d’une respiration, d’un battement dont l’écho dessine les contours de mon île inconsciente et où s’échouent les tentatives de me réanimer à la réalité. Les sensations iodées se sont succédées, enchainant les immersions dans le sel d’une eau pleine de vie et les douces marques ambrées laissées par les baisers brûlants du roi des astres de retour en son royaume.
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